Et si acheter une maison en 2025 devenait enfin abordable, même avec des taux d’intérêt qui flirtent avec les 7 % ? Pendant la pandémie, les taux hypothécaires ont atteint des planchers historiques, autour de 2,5 %, avant de grimper en flèche ces dernières années. Face à cette flambée, une startup new-yorkaise, Roam, propose une solution audacieuse : rendre les prêts hypothécaires assumables accessibles à tous. Avec une levée de fonds de 11,5 millions de dollars menée par Keith Rabois de Khosla Ventures, Roam ambitionne de transformer le marché immobilier américain. Plongeons dans cette innovation qui pourrait bien changer la donne pour des milliers d’acheteurs.

Roam : Une Startup Qui Repense l’Accession à la Propriété

Fondée en septembre 2023 par Raunaq Singh, un ancien de chez Opendoor, Roam s’attaque à un problème majeur : la crise de l’accessibilité au logement. En seulement un an, cette jeune pousse a déjà facilité des ventes immobilières pour 200 millions de dollars, touchant plusieurs centaines d’acheteurs. Mais qu’est-ce qui rend Roam si spécial ? L’idée est simple mais brillante : permettre aux acheteurs de reprendre des prêts hypothécaires existants à des taux bien inférieurs à ceux du marché actuel.

Les Prêts Assumables : Une Opportunité Méconnue

Un prêt hypothécaire assumable, c’est un prêt qu’un acheteur peut reprendre directement du vendeur, avec son taux d’intérêt initial. Pendant les années 2020-2021, environ 1,4 trillion de dollars de prêts FHA et VA à faible taux ont été contractés aux États-Unis. Aujourd’hui, ces prêts dorment dans l’ombre, souvent ignorés par les vendeurs et leurs agents. Roam change la donne en rendant ces opportunités visibles et accessibles.

Imaginez : une maison vendue 420 000 dollars, avec un prêt initial à 2,25 % et 135 293 dollars de capital restant au vendeur. Au lieu de souscrire un nouveau prêt à 6,84 % (la moyenne nationale en avril 2025), l’acheteur peut assumer ce prêt avantageux. Résultat ? Une économie pouvant atteindre **50 % sur les mensualités**, selon Raunaq Singh.

« Roam peut faire économiser plus de 200 000 dollars sur la durée d’un prêt à 30 % des Américains. »

Keith Rabois, Khosla Ventures

Un Modèle Économique Prometteur

Roam ne se contente pas de connecter acheteurs et vendeurs. La startup facture 1 % du prix d’achat à chaque transaction, ce qui lui a permis de générer 2 millions de dollars de revenus en 2024 sur 200 millions de ventes. Avec une croissance fulgurante – plus de 200 000 inscrits sur sa plateforme en un an – Roam vise désormais le milliard de dollars de transactions en 2025. Un objectif ambitieux, mais soutenu par des investisseurs de poids.

Keith Rabois, figure influente de la Silicon Valley et co-fondateur d’Opendoor, ne tarit pas d’éloges : il voit en Roam « l’avenir du marché immobilier ». Ce n’est pas un hasard si ce dernier a pris la tête d’une levée de fonds de 11,5 millions de dollars, accompagné par Founders Fund et des anges investisseurs comme Eric Wu, ex-PDG d’Opendoor.

Comment Roam Simplifie le Processus

Historiquement, assumer un prêt hypothécaire était un parcours du combattant : jusqu’à 180 jours d’attente, des refus fréquents et des vendeurs réticents à cause des risques. Roam a tout repensé. Grâce à une pré-approbation rapide, les acheteurs peuvent soumettre des offres solides en toute confiance. Le délai de clôture ? Réduit à 45 jours. Et si ça traîne, Roam paie même les mensualités du vendeur en attendant !

  • Pré-approbation avant offre : plus de sécurité pour les vendeurs.
  • Clôture en 45 jours contre 180 sans Roam.
  • Protection des vendeurs : aucune responsabilité après la vente.

Pour les acheteurs, la flexibilité est aussi au rendez-vous. Avec seulement 5 % d’apport, ils peuvent combiner le prêt assumé avec un financement complémentaire, obtenant un taux mixte souvent inférieur à 5 %. Un exemple concret : sur une maison à 420 000 dollars, un apport de 84 000 dollars (20 %) et un prêt relais de 51 000 dollars donnent un taux effectif de 3,45 %. Une aubaine face aux taux actuels.

Une Expansion à Grande Échelle

Actuellement présente dans 17 États, dont la Californie, le Texas et la Floride, Roam prévoit de couvrir l’ensemble des États-Unis d’ici fin 2025. Cette expansion s’appuie sur une équipe restreinte mais efficace : 12 employés seulement, avec une croissance des revenus (5x par an) bien supérieure à celle des effectifs (2,5x). Une preuve que leur produit est scalable sans alourdir les coûts.

CritèreAvant RoamAvec Roam
Délai de clôture180 jours45 jours
Taux moyen6,84 %3-5 %
Apport minimum20 %5 %

Un Soutien de Poids et une Vision d’Avenir

La levée de fonds de 11,5 millions de dollars, bouclée en une semaine, témoigne de la confiance des investisseurs. De la première réunion au contrat signé, il n’a fallu que cinq jours – un record qui en dit long sur l’enthousiasme autour de Roam. Depuis sa création, la startup a levé environ 16 millions de dollars en trois tours, chaque fois avec le soutien de Rabois, passé de Founders Fund à Khosla Ventures.

Pour Raunaq Singh, l’opportunité est colossale : « Une maison sur trois financée en 2020-2021 est éligible à un prêt assumable. » Avec 1,4 trillion de dollars de prêts à faible taux en jeu, Roam pourrait débloquer un marché immense, tout en répondant à une crise immobilière qui touche des millions d’Américains.

Pourquoi Roam Peut Réussir Là Où D’Autres Échouent

Le marché immobilier est notoirement rigide, mais Roam apporte une agilité rare. En rendant les prêts assumables visibles (plus de 2 000 rien qu’à Houston !), en accélérant les transactions et en sécurisant les parties, la startup élimine les frictions qui freinaient cette pratique. Ajoutez à cela une équipe expérimentée, issue d’Opendoor, et un modèle économique qui ne dépend pas d’une croissance exponentielle des effectifs, et vous obtenez une formule gagnante.

Keith Rabois le résume parfaitement : là où d’autres startups promettent des économies modestes, Roam offre des gains substantiels, mesurés en centaines de milliers de dollars sur la durée d’un prêt. Une proposition de valeur qui pourrait séduire bien au-delà des États-Unis à terme.

Les Défis à Relever

Tout n’est pas rose pour autant. Sensibiliser les vendeurs à l’existence de leurs prêts assumables reste un défi. De plus, Roam doit maintenir sa promesse de rapidité et de fiabilité à mesure que son volume de transactions explose. Enfin, une éventuelle baisse des taux d’intérêt pourrait réduire l’attrait de son modèle – bien que cela semble peu probable à court terme.

Malgré ces obstacles, l’élan est là. Avec une vision claire, un soutien financier solide et une exécution déjà impressionnante, Roam s’impose comme une startup à suivre de près dans l’univers de l’immobilier.

Et Après ?

Roam ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. En visant une couverture nationale et un milliard de dollars de ventes en 2025, la startup veut devenir un acteur incontournable du marché immobilier. Mais au-delà des chiffres, c’est une mission sociale qui anime Singh et son équipe : rendre l’achat d’une maison à nouveau possible pour les classes moyennes, dans un contexte où les prix et les taux écrasent les rêves de propriété.

Alors, Roam est-il vraiment l’avenir du logement, comme le proclame Keith Rabois ? Une chose est sûre : en secouant les codes d’un secteur figé, cette startup prouve que l’innovation peut encore ouvrir des portes – littéralement. Reste à voir si elle tiendra ses promesses sur le long terme.

avatar d’auteur/autrice
Steven Soarez
Passionné et dévoué, j'explore sans cesse les nouvelles frontières de l'information et de la technologie. Pour explorer les options de sponsoring, contactez-nous.