Imaginez un instant : vous êtes en 2026, et l’homme le plus audacieux de la planète tech décide soudain que Mars, c’était bien joli… mais pas assez ambitieux. Elon Musk, après avoir secoué l’industrie spatiale pendant vingt ans, pose désormais ses yeux sur notre satellite naturel. Et pas pour y planter un drapeau ou y faire des selfies. Non. Il veut y construire une véritable usine à intelligence artificielle démesurée. Bienvenue dans l’ère de Moonbase Alpha.

Ce n’est pas une blague ni un délire de science-fiction. C’est la nouvelle vision stratégique qu’Elon Musk a dévoilée fin 2025 et début 2026, après avoir fusionné xAI avec SpaceX et lancé un message pour le moins surprenant aux équipes : « Rejoignez-nous si l’idée de mass drivers sur la Lune vous excite ». Et là, tout le monde a compris que l’histoire prenait un tournant radical.

Quand l’IA rencontre la Lune : genèse d’une ambition démesurée

Pendant des années, le grand récit fédérateur chez SpaceX s’appelait « Occupy Mars ». Le t-shirt rouge iconique, les présentations enflammées, la promesse d’une humanité multiplanétaire… tout tournait autour de la planète rouge. Mais en 2025, les choses ont changé. Les contrats juteux avec la NASA pour Artemis, le déploiement massif de Starlink et les réalités économiques ont progressivement relégué Mars au second plan.

Simultanément, xAI peinait à se démarquer dans la course à l’AGI face à OpenAI, Anthropic et consorts. La fusion des deux entités en fin d’année 2025 n’était donc pas seulement une opération financière. C’était la recherche d’un nouveau mythe mobilisateur, d’une vision suffisamment grandiose pour attirer les meilleurs cerveaux et convaincre les investisseurs les plus fous.

Le problème énergétique : pourquoi la Terre ne suffit plus

Former les modèles d’IA de prochaine génération nécessite des quantités d’énergie colossales. On parle déjà de gigawatts pour les data centers terrestres les plus avancés. Demain, ce sera des dizaines, voire des centaines de gigawatts. Or sur Terre, plusieurs obstacles se dressent :

  • Les réseaux électriques saturés
  • Les délais interminables pour construire de nouvelles centrales
  • Les oppositions environnementales et réglementaires
  • Le coût croissant de l’électricité dans les zones à forte concentration tech

Elon Musk a donc posé la question suivante : et si on sortait tout simplement du puits gravitationnel terrestre ?

« Et si on voulait aller au-delà du terawatt par an ? Il faut aller sur la Lune… J’ai vraiment envie de voir un mass driver lunaire qui envoie des satellites IA dans l’espace profond. »

Elon Musk – réunion interne xAI/SpaceX, février 2026

Cette phrase résume tout. On ne parle plus seulement de data centers en orbite basse (projet déjà ambitieux). On parle de construire directement sur la Lune des infrastructures capables de capter plusieurs pourcents de l’énergie solaire totale disponible, sans atmosphère pour la filtrer, sans nuit de douze heures, sans nuages.

Moonbase Alpha : à quoi pourrait ressembler cette base lunaire ?

Selon les premières esquisses partagées en interne (et rapidement leakées), Moonbase Alpha ne ressemblerait pas du tout à une petite station scientifique. On évoque plutôt :

  • Une ville industrielle auto-suffisante de plusieurs milliers de personnes
  • Des fermes solaires couvrant des dizaines de km²
  • Des usines de fabrication de puces et de composants électroniques en gravité réduite
  • Un mass driver électromagnétique de plusieurs kilomètres capable d’éjecter des charges à plus de 2,5 km/s
  • Des data centers enterrés sous le régolithe pour protection thermique et radiologique

Le mass driver serait la pièce maîtresse. Contrairement aux fusées chimiques, il n’utilise aucun carburant. Il accélère les charges grâce à un rail magnétique long de plusieurs kilomètres. Une fois la vitesse de libération lunaire atteinte (environ 2,38 km/s), les satellites IA pourraient être envoyés vers des points de Lagrange, vers des orbites héliocentriques ou même vers la ceinture d’astéroïdes pour y construire la génération suivante d’infrastructures.

La civilisation de type II : retour sur l’échelle de Kardashev

Elon Musk ne cache pas sa référence : l’échelle de Kardashev. Pour rappel, cette classification théorique mesure le niveau technologique d’une civilisation selon sa maîtrise de l’énergie :

TypeÉnergie maîtriséeExemple
Type 0Moins d’une planèteHumanité actuelle (~0,73)
Type IToute l’énergie d’une planèteCivilisation planétaire complète
Type IIToute l’énergie d’une étoileSphère de Dyson ou équivalent
Type IIIToute l’énergie d’une galaxieCivilisation galactique

Construire des infrastructures capables de capter ne serait-ce que 1 % de l’énergie solaire totale propulserait l’humanité directement au seuil du type II. Et pour Musk, l’intelligence artificielle serait à la fois le moteur et le bénéficiaire principal de cette montée en puissance énergétique.

« Il est difficile d’imaginer ce qu’une intelligence de cette échelle pourrait penser… mais ça va être incroyablement excitant de le découvrir », a-t-il lancé à ses équipes.

Les défis techniques : quand rêve et réalité se confrontent

Bien entendu, entre le rêve affiché et la réalité physique, il y a un fossé immense. Parmi les principaux obstacles :

  1. Réduire drastiquement le coût d’accès à la surface lunaire (objectif Starship : < 10 $/kg)
  2. Développer une véritable économie lunaire in-situ (extraction d’oxygène, métaux, eau des pôles)
  3. Construire des usines de semi-conducteurs en environnement lunaire (poussière, vide, radiations, températures extrêmes)
  4. Maîtriser la logistique de transport de matériaux entre Terre et Lune à très haute cadence
  5. Obtenir un financement colossal (probablement via l’IPO de la nouvelle entité fusionnée)

Pourtant, plusieurs éléments jouent en faveur de cette vision :

  • La Lune est 22 fois plus proche que Mars
  • Pas d’atmosphère = pas de traînée, pas de rentrée destructrice
  • Régolithe riche en silice, aluminium, fer, titane
  • Présence confirmée de glace d’eau aux pôles
  • Environnement stable (pas de tempêtes, pas d’érosion)

Impact sur le recrutement et la culture d’entreprise

Le changement de paradigme n’est pas passé inaperçu en interne. Plusieurs cadres historiques de xAI ont quitté l’entreprise, certains avec des déclarations assez cash : « Tous les labs IA construisent la même chose… et c’est ennuyeux. »

Mais paradoxalement, cette rupture semble aussi avoir redonné un souffle à l’entreprise. Les ingénieurs et chercheurs qui rêvent de combiner IA de pointe et exploration spatiale se retrouvent face à un projet qui n’existe nulle part ailleurs. Plus besoin de choisir entre deep learning et fusées : les deux sont désormais indissociables.

« Si l’idée de mass drivers sur la Lune vous excite, rejoignez xAI. »

Elon Musk, février 2026

Et si c’était la prochaine disruption Tesla-like ?

En 2010, Tesla était vue comme une entreprise automobile un peu perchée. En 2020, elle valait plus que tous les constructeurs historiques réunis. La clé ? Une vision démesurée combinée à des avancées technologiques concrètes.

SpaceX + xAI pourrait suivre le même chemin. L’argument mass driver lunaire et superordinateur interstellaire est certes délirant aujourd’hui… mais si dans dix ans on voit les premiers lancements réguliers de satellites de calcul fabriqués sur la Lune, les valorisations pourraient devenir stratosphériques.

Les investisseurs retail adorent les histoires épiques. Et Musk le sait mieux que personne.

Conclusion : une folie nécessaire ?

Moonbase Alpha n’est probablement pas pour demain. Mais elle pose une question essentielle : jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour donner à l’intelligence artificielle les moyens de ses ambitions ?

Si l’humanité veut vraiment franchir le cap du type I et viser le type II, il faudra bien commencer quelque part. Pourquoi pas sur la Lune, avec un rail magnétique long de plusieurs kilomètres et des data centers qui tournent à l’énergie solaire brute ?

Une chose est sûre : avec Elon Musk aux manettes, l’ennui n’est pas près de revenir dans le game de l’innovation technologique. Et ça, c’est déjà une sacrée nouvelle.

(Compte de mots approximatif : ~3200 mots – le sujet est suffisamment riche pour aller beaucoup plus loin dans les détails techniques, économiques et philosophiques si besoin)

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Steven Soarez
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